Accueil > Collection 2010 > N° 28 - Février 2010
Leader sur le marché de la fabrication d'adjuvants pour matériaux de construction, l'entreprise Chryso -dont le plus grand site de production est situé à Sermaises- s'est engagée dans une démarche très volontariste en matière de développement durable. Et, désormais, le fait savoir.
« Nous faisons déjà beaucoup de choses en matière de développement durable, pourquoi ne pas le faire savoir ? ». Davantage communiquer sur les actions et les valeurs de Chryso dans ce domaine, c’est l’un des cinq axes de progrès issus du diagnostic développement durable mené de janvier à octobre dernier. « Communiquer certes, mais à la condition d’avoir la crédibilité et la légitimité pour le faire » prévient Florence Beduneau, directrice Qualité Sécurité Environnement de Chryso en France. Pour l’entreprise industrielle chimique, dont la capacité de production annuelle d’adjuvants pour les matériaux construction peut atteindre 90 000 tonnes par an, le développement durable sera une composante essentielle de la stratégie de l’entreprise pour les trois prochaines années. Point de départ de cette démarche volontariste, une conférence de Corinne Turpin (société Osmoze) pour l’ensemble des salariés de Chryso. « Nous étions déjà bien en pointe sur les plans du risque industriel et de la sécurité des hommes, nous avons d’ailleurs été certifiés OHSAS 18001 en 2006. Le comité de direction est en outre très sensible aux questions environnementales, nous avons beaucoup investi dans le traitement des eaux par exemple. Nous sommes arrivés à la conclusion qu’un diagnostic approfondi nous permettrait de mieux structurer les actions déjà menées et d’améliorer ce qui pouvait l’être » détaille la directrice. Originalité du diagnostic en question, mené selon la méthode de la Performance globale initiée par le CJD : son envergure. Neuf clients, cinq partenaires (dont la CCI du Loiret) et huit sous-traitants et fournisseurs ont été interviewés.
Une enquête riche d’enseignements
L’approche, « très participative », a englobé une enquête auprès des 210 salariés de l’entreprise. « 99 d’entre eux ont répondu. En plus des suggestions recueillies, les réponses ont révélé quelques agréables surprises, comme un fort sentiment d’appartenance et un partage très prononcé des valeurs de l’entreprise » souligne Florence Beduneau. Parallèlement, une soixantaine de personnes ont participé à des groupes de travail. Au final, 65 propositions d’actions ont été retenues, regroupées sous cinq engagements, comme la conception de nouvelles solutions développement durable pour les clients ou un meilleur partage de la connaissance des produits et métiers au sein de l’entreprise. Certaines actions (par exemple une réunion avec les riverains avant la mise en place d’une cheminée) ont déjà été concrétisées. Prochaine étape : l’évaluation AFAQ 1000NR en juillet 2010, qui mesure le degré d’intégration des principes du développement durable dans une organisation.
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Loiret Eco n° 28 - Février 2010
Rédactrice en chef : Gaëlle Lepetit