Loiret Eco

Loiret Eco

Accueil > Rubriques > Dossier

Loiret Eco

Crise : pas de régime sec dans l'agroalimentaire

Premier exportateur mondial de produits alimentaires transformés et 2e de produits agricoles, 1ère industrie agroalimentaire d'Europe, 1er secteur industriel français et 2e employeur industriel de l'Hexagone*..., l'agroalimentaire est l'une des plus belles vitrines de l'économie française, un rayonnement qu'il doit principalement à son dynamisme, à la modernité de ses structures et à sa capacité d'innover. Alors que d'autres secteurs comme l'automobile, l'immobilier ou la VPC, sont touchés par la crise mondiale, l'agroalimentaire semble, lui, résister. Mieux encore, dans le Loiret par exemple, les entreprises du secteur continuent d'innover, d'investir et de recruter.

« L’agroalimentaire souffre moins de la crise que d’autres secteurs car nous sommes sur des produits de première nécessité et difficilement délocalisables », commente Manuel Machado, directeur d’Antartic, la filiale d’Intermarché spécialisée dans l’embouteillage de boissons non alcoolisées à St-Martin-d’Abbat. 3e poste derrière le logement (25 %) et le transport (15 %), l’alimentation représente en moyenne 13 % du budget des ménages français*. Des ménages qui, toutefois, consomment différemment pour des raisons économiques (baisse du pouvoir d’achat) mais aussi par souci de santé (prévention contre l’obésité, maladies cardio-vasculaires) et de protection de l’environnement (moins d’emballage, préférence pour les produits locaux et de saison). Le tout renforcé par un désir de retrouver la qualité et le goût des produits du terroir.

« On ne peut pas dire que l’on souffre mais on se bat »

Cet été il a fait chaud, très chaud. Alors forcément on a bu, beaucoup bu. Mais différemment semble-t-il. Plans sociaux et baisse du pouvoir d’achat obligent. Alors par répercussion à l’autre bout de la chaîne… : « Nous avons un peu souffert avec des consommateurs qui se détournent de certains produits aux profits des produits Hard Discount, explique Manuel Machado, directeur du site d’Antartic, qui assure à St-Martin d’Abbat la production et l’embouteillage des boissons non alcoolisées (sirops, jus de fruits, softs et eaux) du Groupe Intermarché. Les jus frais par exemple étant chers, les premiers prix prennent le pas ». Ceci sans compter les consommateurs qui boudent l’eau en bouteille préférant celle du robinet. « On a légèrement perdu des volumes fin juillet : au global – 6 % et – 10 % sur l’eau par rapport à 2008 », constate Manuel machado. Un fléchissement qui ne saurait ralentir, en cette période de crise, la dynamique de développement dont l’entreprise a toujours fait preuve. Avec un CA de 125 M€ pour 324 millions de litres fabriqués, Antartic « cherche toujours à améliorer sa performance industrielle via l’optimisation sur l’organisation, les formations, les énergies, la logistique, le stock, les transports… et doit poursuivre sa politique d’investissement ». Aussi, en 2009, Antartic a mis en place une nouvelle ligne PET (8,5 M€), a consacré 4 % de la masse salariale (400 000 €) à la formation et investi 230 000 € sur les économies d’énergie à poursuivre en 2010. « Pour nous diversifi er nous développons des activités à l’extérieur : développement des ventes avec d’autres enseignes de la distribution, co-packaging pour le conditionnement de bonbonnes d’eau et de jus de fruits pour d’autres industriels ». Autant d’initiatives qui auront rapporté cette année à Antartic un CA de 7,5 M€ en dehors d’Intermarché.

Le Loiret, un bon panier garni
Et le Loiret, partie intégrante du « Jardin de la France », en regorge : miel de Sologne, safran du Gâtinais, vins AOC de l’Orléanais et du Coteaux du Giennois, vinaigre à l’ancienne Martin Pouret… pour la filière gastronomique. Élevage (bovins, porcins, volailles), productions céréalières (maïs, blé, colza, orge…), maraîchères (tomates, poivrons, concombres, salades…), arboricoles (pommes, poires, cerises…) pour l’industrie agroalimentaire. Autant de matières premières venant alimenter les filières fruits et légumes, pains/biscuits/céréales ; boissons et produits laitiers mais aussi viandes, plats cuisinés, confiserie/chocolat/miel/sucre et alimentation pour animaux du département. « Alimenter les gens est une fonction primaire de la vie ».
Et pour Emmanuel Vasseneix, président de la Laiterie de St-Denis-de-L’hôtel (469 millions d’emballages produits en 2008), c’est aussi l’une des raisons pour lesquelles la crise a une sensibilité moins forte sur l’industrie agroalimentaire. Un secteur dans lequel le Loiret arrive d’ailleurs en tête des départements de la région Centre – elle-même 1re région céréalière d’Europe – avec 109 entreprises (sur 338 au niveau régional) et 7 000 salariés (1er employeur du département). Constitué de grands groupes et de PME souvent familiales, le Loiret compte de nombreuses entreprises de transformation fabriquant des produits de grande consommation pour les GMS de France (Carrefour, Auchan, Intermarché, Système U, Leclerc…) et les grandes enseignes de la restauration rapide (MacDonald’s…). Parmi elles : Cargill Meats Europe/St-Cyr-en-Val (nuggets de poulet), MacKey Food France/Fleury-les-Aubrais (steak haché surgelé), Orléans Viandes/Fleury-les-Aubrais (abattage et transformation), Tereos/Artenay (sucrerie-distillerie), Senoble/Lorris (yaourt, flan, crème dessert), Antartic/St-Martin-d’Abbat (boissons non alcoolisées), Laiterie de St-Denis-de-l’Hôtel (liquides alimentaires), Artenay Sevenday (barres céréalières, muesli), Mars-Masterfood (barres chocolatées, alimentation pour animaux). Pour promouvoir cette diversité des produits transformés, fabriqués et vendus dans le département, les clubs de l’agroalimentaire et de la Grande Distribution de l’UDEL ont signé, fin 2008, un partenariat unique en France autour de la création du label “Produit dans le Loiret” : un logo que les consommateurs peuvent retrouver dans les rayons des magasins partenaires via des PLV communes.

Accorder une plus grande souplesse aux clients

À en croire les chiffres, le groupe BCS, spécialisé dans la fabrication de pains et viennoiseries crus “prêts-à-lever” et “prêts-à-cuire”, ne devrait pas manger de pain noir cette année. Du moins pas sur l’usine de production de Pithiviers, BCS Ile-de-France, que dirige Frédéric François. + 10% de production au 1er semestre 2009 (par rapport aux 10 000 t. de produits fabriqués en 2008) et + 10% de ventes (par rapport aux 15 000 t. de produits commercialisés en 2008). « Nous ne ressentons pas de baisse d’activité sur notre site. En revanche, ce que l’on perçoit c’est une incertitude et une instabilité de la part de nos clients – plates-formes de GMS, chaînes de sandwicherie, indépendants de terminaux de cuisson… – qui passent commande à la dernière minute ou reportent des livraisons. Conséquence : cela provoque une désorganisation et donc, pour nous, un suivi encore plus attentif avec nos clients ». Et ce, sans déroger à la ligne stratégique fixée par BCS IDF : « Ce que nous souhaitons, rappelle Frédéric François, c’est apporter la même rigueur à la qualité des produits que nous fabriquons (pain cru et prêt-à-cuir surgelé) et distribuons (produits traiteur, pâtisseries et 300 références en pains spéciaux et viennoiserie). Accorder une plus grande souplesse à nos clients et leur proposer un service accru au niveau de la logistique, du suivi technique et administratif ». Forte de 65 salariés, l’unité pithiveraine prévoit une douzaine d’embauches et des plans de formation. De quoi renforcer le site dont les lignes de production continuent à se remplir pour alimenter les gros marchés parisiens et sud-parisiens.

L’ARIAC, le nouveau réseau de l’agro
« Le consommateur recherche de plus en plus de produits régionaux pour des raisons notamment de traçabilité et de développement durable : il faut donc les valoriser, les mettre en avant. La Grande Distribution a besoin de ces produits locaux, il y a donc des liens à tisser entre eux et les industries agroalimentaires. C’est un projet qu’il faudrait pousser », explique Manuel Machado, président de l’ARIAC, l’Association régionale des industries alimentaires du Centre, créée il y a un peu plus d’un an (lire encadré). Un exemple de synergie qui permettrait aux entreprises de la région de se développer. « L’ARIAC doit travailler une crédibilité, poursuit Manuel Machado. En région Centre , il y a des perspectives d’évolution dans l’agroalimentaire. Il y a une technicité, de l’innovation, de la création et de la production que l’on ne peut pas trop délocaliser ». Autant d’atouts dont les entreprises membres de l’ARIAC se serviront pour lancer des actions conjointes de valorisation et de développement. Comment développer son chiffre d’affaires et s’ouvrir aux marchés (exportation, salons, GMS…) ? Mutualiser les coûts, faire connaître et mettre en commun les aides existantes. Comment améliorer la performance industrielle et l’image des entreprises agroalimentaires… ? C’est sur tout cela que l’ARIAC s’engage à oeuvrer à la grande satisfaction de ses membres. « Je suis pour tout ce qui peut faire se rapprocher les gens, commente Emmanuel Vasseneix. Aujourd’hui on ne va pas assez loin et assez vite. Il faut favoriser les échanges. Plus une zone sera forte plus nos entreprises seront fortes. J’attends de l’ARIAC que ce soit un système qui organise des formations dans nos métiers : je ne comprends pas que l’on n’ait pas de formations aux lignes automatisées dans le Loiret par exemple. Au niveau des relations, l’ARIAC pourrait également rapprocher nos mondes avec l’administration locale, régionale et nationale. On est trop dans la relation méfiance/défiance. L’Ariac peut être un relais intéressant ».

« On s’est demandé s’il fallait arrêter les investissements »

« Quelle que soit sa typologie, une entreprise doit affronter les moments qui vont mal. En revanche, ce qui est grave, c’est de ne pas s’être posé de question avant la crise ». Pour Emmanuel Vasseneix, président de la Laiterie de Saint-Denis-de-L’Hôtel, 1er conditionneur de jus de fruits en France, prendre du temps à la réflexion stratégique est vital : « Qui je veux être, ce que je veux faire dans les 5 ans à venir ? Quelles sont les ambitions et les valeurs de mon entreprise… ? Cette réflexion, nous la menons depuis des années et pas à cause de la crise ». Résultat, des actions menées tous azimuts dans l’innovation de produits et de packagings – LSDH a récemment reçu le prix de l’innovation 2009 lors de la 11e édition des Grés d’Or de la FEEF (Fédération des entreprises et entrepreneurs de France) pour sa bouteille de lait bicouches en P.E.T, sans opercule, avec barrière totale à la lumière, lancée en partenariat avec Système U et PDG Plastiques – les formations, le social et l’environnemental. « Quand la crise est arrivée, on s’est demandé s’il fallait arrêter les investissements. Et plus on avançait, plus on confi rmait qu’il fallait développer ». Un lourd programme d’investissements a ainsi été lancé : « environ 60 M€ sur trois ans sur tous nos sites : construction d’un transtockeur automatique à St-Denis-de-l’Hôtel (25 M€ depuis 4 ans ont été investis sur ce site), une nouvelle ligne de production de 24 000 bouteilles/h à Varennes-sur-Fouzon (Indre) et 10 M€ en Alsace à Sarre-Union ». De quoi booster la performance de LSDH dont l’ambition est de devenir un partenaire incontournable dans le domaine des liquides alimentaires en Europe pour ses clients distributeurs et Industriels.

Une filière qui recrute
L’un des rares secteurs à embaucher en cette période de crise (plus de 10 000 emplois non pourvus actuellement dans le secteur selon l’ANIA, Association nationale des industries alimentaires), l’agroalimentaire souffre néanmoins d’un déficit d’image. Pourtant « on peut y faire de belles carrières », insiste Yves Jouannic, directeur du site Tereos à Artenay. « Mais la difficulté c’est le recrutement. L’agroalimentaire souffre d’une mauvaise image : c’est agricole, ça ne sent pas bon, on travaille à la chaîne… L’ARIAC pourrait apporter une aide à ce niveau-là. Chez Tereos, nous avons une vingtaine de postes à pourvoir en CDI : il faut assurer le renouvellement des générations. Une petite moitié de notre effectif a plus de 50 ans. Nous avons 50 personnes à embaucher d’ici 3 ans et entre 20 et 25 dans les mois à venir ». Techniciens, opérateurs de maintenance, conducteurs de ligne mais aussi cadres, scientifiques, l’agroalimentaire recrute et forme tous azimuts. « Une formation en alternance sur un an a été mutualisée entre Tereos, les sociétés Antartic et LSDH et le lycée technique Ste-Croix-St-Euverte d’Orléans, poursuit Yves Jouannic. Trois salariés de Tereos ont ainsi été formés au poste de technicien de maintenance et chef de poste ».

Pas de coup de froid au rayon traiteur des MDD

François Veyrié, directeur général de Bakkavör Traiteur (Chevilly) le confirme : « Chez nous, il n’y a pas de crise dans nos ventes. 2009 sera au final une bonne année pour des raisons structurelles et conjoncturelles. Tout d’abord, nous fabriquons des produits agroalimentaires, secteur qui souffre moins que d’autres marchés. À savoir des produits à marque de distributeur (MDD) pour Carrefour, Auchan, Système U, ou encore Intermarché que ces enseignes dynamisent et qui se défendent mieux que les marques nationales plus chères. Ensuite nous sommes sur des produits de petits prix : environ 1,20 € pour des blinis et 1,50 € pour un pot de produits tartinables. Enfi n, ce sont des achats plaisir et des produits dans la “mouvance apéritive” actuellement en plein développement ». Spécialisé dans la fabrication de blinis, tartinables végétaux (Tzatziki, Ktipiti, Guacamole…), taramas (rose, saumon et crabe) et, depuis cette année, de pizzas haute qualité, Bakkavör Traiteur, fi liale du groupe islandais Bakkavör, a augmenté de 40 % sa production par rapport à 2008. 7 millions de barquettes blinis, 5 millions de pots tartinables et 1 million de pizzas sortent ainsi des trois ateliers de production avant conditionnement et expédition sur toute la France et l’Angleterre. « Un agrandissement du site est prévu en 2010, souligne François Veyrié. Notre usine est moderne et l’on investit régulièrement : 1 M€ sur les douze derniers mois ». Affi chant un CA de 8 M€, le n° 1 du marché des MDD sur les tartinables et blinis en prévoit 12 en 2010. « On est bien situé ici logistiquement et c’est un bon bassin d’emploi. Et la crise a un effet positif sur l’emploi : on a moins de difficultés à recruter, on a plus de candidatures. Avec 45 salariés sur le site, nos effectifs ont augmenté de 30 % ».

La crise, c'est bon pour le sucre

« Le sucre de bouche concerne 10 % de la consommation française. Une consommation en baisse depuis 10 ans mais dont la courbe remonte tout doucement depuis fin 2008 – début 2009. En effet, avec la crise, les gens se sont mis à restocker du sucre et, poussés par la vague du retour à la nature, au vrai goût des choses, ils recommencent à faire leurs confitures et leurs pâtisseries eux-mêmes ». Un changement d’habitudes des consommateurs qui ne peut que réjouir Yves Jouannic, directeur de la sucrerie-distillerie du groupe Tereos à Artenay. « Sur juin, l’appel client a doublé par rapport à 2008 sur notre site : + 100 % de production. Il faut dire aussi que cette année est une année fruits exceptionnelle ! On a donc employé les grands moyens en augmentant la production notamment des classiques sacs en papier de 5 kg : on a tourné pratiquement 6j/7 au lieu de 5j/7. Pour cela, on a dû faire appel à des intérimaires – une trentaine dont 25 au conditionnement – et décaler les congés ». Mais la crise aidant ou pas, la stratégie de développement doit continuer. Ainsi le groupe Tereos, parmi les 1ers producteurs mondiaux de sucres et d’alcool-éthanol (CA : 3,8 milliards d’euros), a choisi de renforcer son site d’Artenay (1 000 t/j de sucres fabriqués et 50 000 m3/an d’alcool “surfin” produit). « La raffinerie de Nantes fermant, nous allons récupérer la production des Doypacks, ces sachets de sucre souples en plastique avec bec verseur, poursuit Yves Jouannic. Ce qui va appeler de nouveaux planteurs de betteraves : il nous reste encore 1 500 ha supplémentaires à trouver dans un rayon de 35 km autour du site ». À bon entendeur.

Contraint d’innover
Une main-d’oeuvre nécessaire également pour renforcer et accompagner des développements, des innovations et des modernisations de sites liés à de nouvelles stratégies mises en place pour répondre à de nouveaux besoins. Alors, crise ou pas, les investissements continuent – et ils croissent (+ 4 % en France en 2008*) – pour faire face aux différentes mutations du secteur : mondialisation, enjeux environnementaux et de santé, nouvelles habitudes de consommation. Exemples dans le Loiret : Martin Pouret et sa « Pourette », nouvelle “sauce vinaigrée à poêler pour les consommateurs pressés” ; Les Trois Gourmands (Château-Renard) et leurs « Timbale mousse d’artichaut et son tartare de saumon frais » et « Tartare de saumon fumé frais à l’huile aromatisée à la truffe », nouvelles entrées à base de produits frais “sans gelée, sans conservateurs ni exhausteurs de goût”. Banette (Briare), le n° 1 de la boulangerie artisanale, et son nouveau Comptoir Meunier, station d’assemblage de farines pour pains spéciaux. Mais aussi Antartic et sa nouvelle ligne P.E.T, Tereos dont les derniers produits, « des sucres aromatisés à la vanille, au citron et à la cannelle en big bags lancés sur le marché en janvier 2008 ont été mis au point et fabriqués sur le site d’Artenay », déclare Yves Jouannic ajoutant que « de nouvelles idées de produits sont en préparation dans nos centres de recherche dont une partie sur Artenay ». Ou encore LSDH et sa nouvelle bouteille de lait sans opercule. « La crise crée cependant des opportunités, souligne Emmanuel Vasseneix. LSDH a acquis à Cholet (Maine-et-Loire) la société L’Abeille (120 personnes, CA de 50 M€), positionnée sur le développement et le conditionnement de soft drinks gazeux. Par ailleurs, avec la crise, des compétences se sont libérées : nous avons ainsi récupéré et créé une cinquantaine d’emplois (techniciens de production et de maintenance, ingénieurs R&D et de production…) sur Varennes-sur-Fouzon (Indre) et St-Denis de l’Hôtel ».

L'ARIAC, le nouveau collectif pour et par les industries "agro"

Depuis sa création en août 2008, 54 entreprises agroalimentaires de la région Centre ont rejoint l’ARIAC, l’Association régionale des industries alimentaires du Centre. Impulsé par quatre entreprises du Loiret leaders dans le secteur (Tereos, Crudettes, Laiterie de St-Denis-de-L’Hôtel et Antartic), ce collectif a pour but de fédérer les PME-PMI de l’industrie agroalimentaires autour d’actions communes sur la valorisation de l’image, le recrutement et la formation. « Pour l’heure, nous sommes en phase émergente, souligne Manuel Machado, président de l’ARIAC et, par ailleurs, directeur d’Antartic. Nous avons déjà mis en place des actions collectives sur la gestion eau-déchet-énergie par exemple pour que chaque entreprise améliore sa politique en la matière ». Soutenue par la DRIRE et la DRAAF, l’ARIAC souhaite s’imposer comme un acteur régional incontournable : « Nous sommes aujourd’hui reconnus, c’est une première satisfaction, poursuit Manuel Machado. Dans “l’agro”, on vit caché et il faut arrêter ». Pour preuve, l’association a eu – et aura encore – l’occasion de faire parler d’elle : rencontre auprès des CCI de la région, journées “Ouvre-Boîtes” une fois par trimestre et un colloque programmé à la fin de l’année au Conseil Régional.

Contact :
Philippe Villevalois, animateur ARIAC. 06 67 18 36 06 ou info@aria-centre.org
Cotisation : de 100 € à 400 €.

H1N1… l’autre crise
Malgré de légers résultats en baisse pour certains, mais en aucun cas catastrophiques, et des pressions financières et bancaires encore plus marquées en ces temps difficiles, les industries de l’agroalimentaire du Loiret semblent plutôt bien armées pour résister à la crise. Une question alors : la grande menace ne viendra-t-elle pas du front froid… H1N1, fameuse grippe A ? Mais là encore, les entreprises semblent prêtes. « Chez Tereos, nous avons mis en place un PCA (Plan de continuité d’activité), explique Yves Jouannic. Il consiste, en prévention, à supprimer les open spaces, nettoyer les boutons de porte et les robinets, mettre à disposition des solutions hydroalcooliques et des masques : nous en avons déjà reçu 400 sur les 4 000 prévus pour le site… Et informer les salariés. Nous devons assurer la production car la grippe devrait arriver pendant la campagne betteravière (du 23 septembre jusqu’à fin décembre). Mais nous avons d’ores et déjà recontacté de jeunes retraités pour voir si, en cas de coup dur, ils seraient prêts à revenir travailler ». Et bien sûr ils le sont.

* Chiffres et données ANIA 2008 (Association nationale des industries alimentaires)
Sources : cahier n° 3 de l’ADEL sur l’Agroalimentaire.

Pour en savoir plus sur l’agroalimentaire :
www.ania.net
www.metiers-industries-alimentaires.com.
www.decouverte-industries-alimentaires.com
www.enseignants-industries-alimentaires.com
www.adeloiret.com
www.loiret.cci.fr

Mention obligatoire à ajouter pour l'utilisation de tout ou partie de cet article :
Loiret Eco n° 25 - octobre 2009
Rédactrice en chef : Gaëlle Lepetit

Note : Etoile videEtoile videEtoile videEtoile videEtoile vide

Informations sur l'article

Calendrier des publications

Lun Mar Mer Jeu Ven Sam Dim
<<  <   >  >>
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30 31          
Chambre de Commerce et d'Industrie du Loiret - 23, Place du Martroi - 45044 Orléans Cedex 1
Téléphone : (33) 02 38 77 77 77 - Fax : (33) 02 38 53 09 78